Meinier, Domaine de Bellebouche (Canton de Genève, Suisse)FEUILLE D'AVIS OFFICIELLE DU 20.07.2005 A la découverte des maisons rurales de la campagne genevoise « DE CHEVRENS À MEINIER » (Web : http://www.ge.ch/fao/2005/20050720.asp).
De Chevrens à Meinier en passant par Anières, Corsier et Maisons-Neuves, notre circuit s'étend sur plusieurs communes ayant toutes fait partie, autrefois, des territoires savoyards rattachés à Genève par le traité de Turin de 1816.
De nombreuses fruitières sont construites entre 1820 et 1860 dans les villages genevois. La fruitière était un bâtiment simple qui comprenait une cuisine où l’on fabriquait le fromage, un laitier pour conserver le lait de la traite du soir, une cave pour affiner le fromage et, parfois, un logement pour le fromager ou « fruitier ». Après 1850, les fruitières sont de plus grande taille. Elles ont été en activité jusque dans les années 1960, période où les Laiteries Réunies de Genève ont commencé à collecter le lait directement en France et en Suisse.
De Chevrens, on arrive au village d’Anières qui abrite plusieurs constructions dont le type est proche de celui des maisons médiévales du bourg d’Hermance. Après avoir flâné à loisir dans le noyau historique du village, on poursuit son chemin en direction de Corsier. A l’entrée du village, l’attention est attirée par les dépendances du château de Corsier - actuellement occupées par un manège - en particulier le portail surmonté de boules de pierre et la façade côté route de l’habitation (photo).
De Corsier, la promenade se poursuit sur Maisons-Neuves. Rien de particulier à signaler, si ce n’est que, dans la seconde moitié du 19e siècle, une ligne de tramway a été construite jusqu’à Hermance : à cette époque, le village de Corsier a connu une certaine extension de part et d’autre de la route cantonale à la hauteur de l’arrêt de Maisons-Neuves. Arrivée par la route de Bellebouche au domaine du même nom qui s’articule autour d’une magnifique maison de maître (photo), complétée au début du 20e siècle par plusieurs dépendances.
HISTOIRE DE GENEVE (Web : wikipedia) depuis le XIe siècle et jusqu'à la Réforme de 1535, elle est gouvernée par ses évêques devenus seigneurs de la ville. Pendant le Moyen Âge, Genève reste une localité secondaire jusqu'à ce que ses foires, qui atteignent leur plus grand essor au XVe siècle, lui donnent, pour la première fois, une aura internationale. Cependant, son indépendance est menacée par les États de Savoie, dont les princes s'efforceront, du XIIIe siècle au XVIIe siècle, avec l'appui des Mammelus de s'emparer de la ville, sans y parvenir. Au moment du plus grave danger, dans le premier tiers du XVIe siècle, l'appui des Eidguenots, partisans des cantons suisses de Fribourg et de Berne préserve l'autonomie de la cité. La Réforme protestante y triomphe en 1535. Politiquement, la cité est dès lors une république. Jean Calvin s'y installe en 1536 mais en est chassé en 1538 en raison de son intolérance, puis est rappelé en 1541. Il y restera jusqu'à sa mort en 1564. Dès 1550, une foule de protestants, en particulier français et italiens persécutés dans leur pays, y trouvent asile. Sous l'égide de Calvin et de Théodore de Bèze, ils procurent à leur nouveau foyer un grand rayonnement religieux et intellectuel. Les réfugiés aident aussi à redresser l'économie qui se trouve en récession depuis le déclin des foires à la fin du XVe siècle. Dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602, le duc de Savoie tente une attaque nocturne contre Genève, mais cette tentative échoue. La défaite savoyarde est commémorée chaque année lors de la fête de l'Escalade. Après la révocation de l'Édit de Nantes en 1685, les mesures prises par Louis XIV contre le protestantisme en France font affluer une deuxième grande vague de réfugiés. Le XVIIIe siècle est une époque de grande prospérité. Les industries genevoises, le commerce et la banque sont florissants. Mais la cité est déchirée par des troubles civils. La révolution genevoise de 1792 détruit le gouvernement aristocratique de l'Ancien Régime et proclame l'égalité politique. En 1798, Genève est annexée par la France et intégrée au département du Léman. La défaite des armées napoléoniennes lui rend son indépendance en 1813. Les magistrats de la République demandent son entrée dans la Confédération suisse, obtenue définitivement en 1815 au Congrès de Vienne. Les frontières définitives et actuelles du canton datent de 1815, avec le gain sur la France de 6 communes (Collex-Bossy, Le Grand-Saconnex, Pregny-Chambésy, Vernier, Meyrin et Versoix) représentant 49,3 km2 et le gain sur la Savoie de ce qu’on appelle les communes réunies, représentant 108,8 km2. En 1846, une révolution dirigée par James Fazy renverse le gouvernement de la Restauration et établit la constitution qui régit encore le canton. Au cours du XIXe siècle et au début du XXe siècle, Genève accueille de nombreux réfugiés politiques. Suivant les idées du Genevois Henri Dunant, le Comité international de la Croix-Rouge est créé en 1864, première des institutions internationales que la ville va abriter.
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Domaine de Bellebouche. Photo Chancellerie d'Etat (Web : http://www.ge.ch/fao/2005/20050720.asp) |
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